Le parcours d’un jeune Africain étudiant en Italie , qu’elle est la démarche à son arrivé?

par | Mar 16, 2020 | La vie dans la diaspora | 0 commentaires

Arrivé sur le territoire après délivrance du visa, la première des choses à faire est de se rendre chez la personne choisie pour l’accueillir. Pour ceux-là qui n’ont pas un proche chez qui squatter, il y a l’option ‘églises’ qui te permettent tout de même d’avoir un toit ou se reposer. Mais, elles (les églises) doivent faire l’objet d’une demande adressée déjà dès le Cameroun si possible (ceci afin d’éviter de se mettre dans des situations délicates) puisque celles-ci ne sont en aucune façon obligées d’héberger qui que ce soit mais le font juste par bénévolat. Après la case « trouver un toit ou dormir », vient l’étape de la régularisation de sa situation sur le territoire et des premières démarches auprès de son université. En ce qui concerne la faculté, il sera juste question de confirmer son choix de filière ou de changer d’avis et de s’orienter vers une autre (le changement de filière ne vaut pas dans toutes les universités en d’autres termes : pour certaines universités, tu ne t’inscriras que dans la filière déjà choisie par toi durant ta pré-inscription). Et en fonction du nombre de places limitées ou pas pour ledit cours, l’admission définitive pourra être conditionne au moyen d’un concours d’entrée pour valider sa place dans cette filière-là. Pour le problème de régularisation de sa situation, il faut se rendre le plus tôt possible (avant expiration de son visa qui a une durée de 6 mois) auprès du poste de police de sa commune de résidence afin de demander un permis de séjour étudiant (permis qui doit être renouvelé chaque année).Apres relâchement par la police du permis, on pourra si on le veut demander l’établissement d’une carte d’identité italienne (et qui permettra après 5 ou 10 ans de résidence sur le territoire de demander respectivement une carte de séjour à durée illimitée ou la nationalité italienne). Dans chaque ville universitaire en Italie, les étudiants en général et ceux camerounais en particulier se sont constitués en association afin de pouvoir se regrouper et fonctionner ensemble. Il est donc recommandé ici de se rapprocher de l’association de sa ville en vue d’une certaine facilitation de son intégration de son nouvel environnement. L’on peut citer par exemple ici: l’ASCUS à sienne, la CAMSTU-BS à Brescia, …

Afin de faciliter l’accès à l’éducation pour tous, le gouvernement italien a depuis mis sur pied le système de bourses d’études pour personnes nécessiteuses. Tel système comprend le paiement des frais d’universités, la mise à la disposition des boursiers de résidences universitaires et un montant alloué pour couvrir les besoins de bases comme se nourrir ou s’habiller (et qui est très en deçà du niveau moyen). Pour en bénéficier donc de, il suffit juste de disposer des critères requis tels que : économiques, d’excellence, de mérite, … . La demande de bourse se faisant avant chaque rentrée universitaire, il convient donc de la faire dans les délais impartis. Comme dit avant, la reprise des cours, qui a lieu le plus souvent en octobre va jusqu’à fin juillet et se subdivise en 2 semestres. Le premier qui court d’octobre à mi-février et le 2ieme qui s’étale de fin février a mi-juillet se terminant toutes 2 par la période des examens couvrant presque tout un mois. Peut-être faudrait-il rappeler ici que dans le système italien, les sessions d’examens sont sous forme d’appels dit ‘‘appelli di esame’’ en langue. En effet, chaque matière a le droit d’être composer 2 ou 3 fois (en fonction des universités) à chaque session d’examen. En ce qui concerne les cours et leurs modes de dispensation, le système italien est structuré sous fond de continuité de ce qui est enseigné dès le plus bas âge (école primaire ensuite collège et enfin lycée). Ce qui a pour conséquence que les nouveaux venus (camerounais et étrangers) doivent fournir 2 fois voir 3 fois plus d’efforts pour se maintenir à niveau par rapport à leurs camarades et encore plus pour pouvoir les dépasser.

Comme dans tout pays, les performances économiques qu’elles soient bonnes ou mauvaises impactent de facto tous les niveaux de la société y compris les étudiants. Avec la récession économique et les multiples crises à répétition que subit l’Italie, la situation des étudiants se compliquent de jour en jour. Les jobs étudiants, il y en a plus assez pour tous et le peu qu’il reste sont assez mal payé. D’autre part le système estudiantin n’est pas structuré pour leur permettre d’étudier et de travailler en même temps. Même si la quasi-totalité des nouveaux arrivants se retrouvent boursiers, il n’en demeure pas moins vrai qu’il est impossible de vivre seulement d’elle tant les charges qui pèsent sur leurs têtes sont énormes. Il faut tout de même aussi souligner que ladite bourse n’est pas uniforme dans tout le pays mais qu’elle dépend de la situation économique de chaque région. Par exemple : l’étudiant boursier touche près de 2500 euros hors taxes à Turin en région du Piémont pendant qu’un autre près de 720 euros a sienne en région de Toscane (le tout durant l’année en cours mais en 2 tranches). Vous conviendrez donc avec nous que la vie d’un étudiant étranger en général et camerounais en particulier en Italie n’est pas de la pâte à tartiner. Pour donc essayer de joindre les 2 bouts, ceux-ci n’ont guère le choix que de serrer la ceinture et de s’accrocher a tout job qui peut leur permettre d’avoir des rentrées d’argent tels que : le Stewart lors d’évènement (matchs de football, concerts de musique, …), cueilleur dans les champs de vigne/de tomate, … . Abusés le plus souvent par des patrons véreux (job a 6 ou 5 parfois 4 euros de l’heure) ceux-ci n’ont pas d’autres choix que de s’y conformer afin de survivre et surtout afin de soutenir financièrement leur grande famille restée au pays et qui ne comptent souvent que sur ceux-ci.
C’est ici que s’achève ce petit feuilleton de la vie de ceux-là qui ont décidé d’aller poursuivre leurs études du côté de l’Italie. Malgré toutes ces difficultés rencontrées et évoquées plus haut, il faut mettre en lumière le fait qu’elle est l’un des regroupements les plus vaillants et les plus braves dans la diaspora camerounaise dans le domaine des études.

NB : l’aide à l’accueil via les églises dont il est question en début de texte est la résultante des liens étroits que la communauté camerounaise a su tisser au fil des ans avec les responsables desdites églises.

Le système de la bourse d’étude estudiantine en Italie est un système très complexe (et dont l’explication de sa gestion est encore plus complexe) qui s’articule autour de 4 éléments majeurs à savoir : les frais universitaires, le logement dans les résidences pour étudiants, la restauration auprès de structures appropriées et un virement bancaire dans le compte de l’étudiant en question. Le système administratif italien étant régional, chaque région ou plutôt chaque ville universitaire de chaque région défini la gestion de son système boursier en fonction de son niveau de développement. D’où le fait qu’un étudiant à Turin à près du triple de ce que touche un autre mais qui est à sienne. Rappelons ici que les 2 cas ont été pris dans les mêmes conditions C’est- à -dire : logés, nourris, et inscris en fac.

ASCUS : Associazione degli studenti camerunesi di Siena

CAMSTU-BS : Cameroonian student’s union- BRESCIA

 

 

William Kouam  ( correspondant Afrik-Jeunes en Italie)

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